Histoire du territoire
Aït El Mansour fait partie de la commune d’Iferhounène. Cette page résume le cadre historique des Aït Itsouragh, du toponyme Ittourar et de la commune d’Iferhounène, avec des sources vérifiables (ouvrages, archives, textes officiels).
Noms et territoire : Itsouragh / Itsourar
Les Aït Itsouragh (graphies variables : Aït Itsourar, Ath Idora selon les auteurs) sont une tribu de Grande Kabylie, rattachée à la confédération des Igaouaouen de l’est. Le territoire correspond aujourd’hui à l’aire de la commune d’Iferhounène (wilaya de Tizi Ouzou). Les synthèses récentes rassemblent ces éléments dans l’article encyclopédique dédié à la tribu « Aït Itsouragh » (Wikipédia, version consultée en 2025), lequel renvoie notamment à la littérature coloniale et aux travaux ultérieurs listés ci-dessous en bibliographie.
Les ouvrages du XIXᵉ siècle de Charles Devaux (études sur la Grande Kabylie) et d’Adolphe Hanoteau (coutumes et société kabyle) constituent des repères pour la période de la conquête et l’administration française, à lire avec le recul historiographique dû au contexte colonial [1] [2].
Ittourar : douar et découpage administratif
Sous l’administration coloniale, le territoire des Beni Ittourar a fait l’objet d’une délimitation administrative : il est présenté dans la base géographique des Archives nationales d’outre-mer (France) sous la forme d’un douar nommé Ittourar, rattaché à la commune mixte du Djurdjura, avec mention d’un arrêté du 27 mai 1898 ; le même fichier indique un partage ultérieur entre communes, avec référence à un arrêté du 8 novembre 1956 dans le cadre du département de Grande-Kabylie [3].
Pour le recensement des noms de tribus et douars à l’époque du XIXᵉ siècle, le Répertoire alphabétique des tribus et douars de l’Algérie dressé sous la direction du gouvernement général (ouvrage attribué à F. Accardo, 1879) est une source imprimée souvent consultée en complément des archives [4].
Iferhounène : commune et ancrage actuel
Iferhounène (kabyle At Iferḥunen) est aujourd’hui à la fois commune et daïra de la wilaya de Tizi Ouzou. La liste des communes relevant de chaque chef de daïra fixe le cadre légal post-indépendance (décret exécutif n° 91-306 du 24 août 1991, publié au Journal officiel de la République algérienne) [5].
La commune compte 24 villages ; le village d’Aït El Mansour en fait partie. La synthèse la plus accessible sur la liste des villages et le contexte géographique est l’article « Iferhounène » (Wikipédia), à croiser avec les sources primaires pour tout fait détaillé [6].
Chronologie (aperçu)
Les points ci-dessous reprennent des faits souvent cités dans la littérature secondaire et les synthèses ; les nuances et débats historiques ne peuvent pas être exposés ici en entier.
- Époque de la conquête (milieu du XIXᵉ siècle) — La tribu des Aït Itsouragh est associée, dans les récits de résistance, à des combats menés dans le sillage de la mobilisation kabyle (dont la figure de Lalla Fatma N’Soumer), notamment la bataille du Haut Sebaou (1854) et la bataille du col de Chellata (1857). Les récits indiquent que le secteur ne passe sous contrôle français qu’après plusieurs années de campagnes ; une date fréquemment donnée pour l’occupation des territoires de la tribu est le 11 juillet 1857 [7].
- 1871 — Participation des populations de la région à la révolte des Mokrani et répressions qui suivent ; les travaux de sciences humaines sur la société et la religion en Kabylie éclairent ce contexte [8].
- Guerre d’Algérie (1954–1962) — La commune d’Iferhounène est mentionnée dans les récits de mémoire et la presse pour des affrontements (notamment autour du 28 décembre 1956) et pour un bilan élevé de victimes au titre de la communauté ; ces éléments relèvent souvent de la mémoire locale et journalistique et doivent être complétés par des travaux d’historiens [6] [9].
Sources et bibliographie
Références complètes pour vérification. Les articles Wikipédia sont des synthèses tertiaires : utiles pour orienter la lecture, mais non substituts aux ouvrages et aux archives.
- Charles Devaux, Les Kebaïles du Djerdjera : études nouvelles sur les pays vulgairement appelés la Grande Kabylie, Camoin Frères, Paris, 1859. Aperçu numérique : Google Books.
- Adolphe Hanoteau, La Kabylie et les coutumes kabyles, Imprimerie impériale, Paris, 1872. Aperçu numérique : Google Books.
- Archives nationales d’outre-mer (France), fiche géographique Ittourar (Algérie) — mention du douar, de l’arrêté du 27 mai 1898 et du partage communal (référence à l’arrêté du 8 novembre 1956). Consultation : anom.archivesnationales.culture.gouv.fr.
- F. Accardo (sous la direction de M. le Myre de Vilers), Répertoire alphabétique des tribus et douars de l’Algérie dressé d’après les documents officiels, 1879. Exemplaire numérisé : Gallica (BNF) ; voir aussi Internet Archive.
- Décret exécutif n° 91-306 du 24 août 1991 fixant la liste des communes animées par chaque chef de daïra (wilaya de Tizi Ouzou), Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, 4 septembre 1991, p. 1302. Lien PDF (JORADP).
- « Iferhounène », dans Wikipédia, l’encyclopédie libre (version du 25 mars 2025). https://fr.wikipedia.org/wiki/Iferhounène.
- « Aït Itsouragh », dans Wikipédia, l’encyclopédie libre (version du 25 mars 2025). https://fr.wikipedia.org/wiki/Aït_Itsouragh (bibliographie et liens en fin d’article, dont ouvrages et articles spécialisés).
- Mohamed Brahim Salhi, « Société et religion en Kabylie (1850-2000) », Insaniyat / إنسانيات, nos 25-26, 30 décembre 2004, p. 293-297. DOI : 10.4000/insaniyat.6604.
- Article de presse (récit de visite et mémoire locale) : « Iferhounene dans la wilaya de Tizi Ouzou, Une journée dans la commune des 1600 Martyrs », Algerie360, 13 mai 2015. algerie360.com (à utiliser comme témoignage journalistique, non comme seule source historique).
Ouvrages de synthèse cités en bibliographie de l’article « Aït Itsouragh » : Alain Mahé, Histoire de la Grande Kabylie (éd. Éditions Bouchène, 2010) ; H. Camps-Fabrer, « Génie », Encyclopédie berbère, n° 20, 1998 (DOI 10.4000/encyclopedieberbere.1865).